Collaborer pour diversifier les sources de protéines : les enseignements de trois ateliers

Où la chaîne des protéines rencontre-t-elle des obstacles ? Et où se trouvent les opportunités ?

Lors de l’événement Collaborer pour diversifier les sources de protéines (28.05.2026, Mons), les participants ont travaillé en trois ateliers consacrés à différentes étapes de la chaîne des protéines. Ensemble, ils ont identifié clairement les principaux blocages actuels de la chaîne, mais aussi les opportunités à saisir.

L’atelier consacré au partage des risques entre l’agriculture et la transformation a montré que l’incertitude des prix et les faibles marges restent des obstacles importants pour les agriculteurs qui souhaitent cultiver des protéines locales. Les agriculteurs ont besoin de contrats stables et de débouchés garantis. De leur côté, les transformateurs recherchent des volumes fiables et une qualité constante. Des accords à long terme, des modèles de partage des risques et les achats publics ont été identifiés comme des leviers concrets pour favoriser les investissements

L’atelier de la production à l’assiette s’est concentré sur le développement du marché et le comportement des consommateurs. Les participants ont souligné que la transition protéique ne constitue pas uniquement un défi agronomique ou technologique. Le goût, les compétences culinaires et la communication jouent également un rôle important. La sensibilisation, la formation des chefs, les produits hybrides et des campagnes de marketing ciblées peuvent contribuer à convaincre les consommateurs et à développer de nouveaux marchés.

Dans l’atelier consacré à la transformation durable des protéines végétales, la technologie et l’innovation étaient au cœur des échanges. Le goût, la texture et la fonctionnalité restent des défis importants. Les coûts d’investissement élevés liés à des technologies telles que le fractionnement, l’hydrolyse et la fermentation constituent également un frein. Dans le même temps, plusieurs opportunités ont été identifiées : infrastructures partagées, valorisation des coproduits, partage des données et coopération renforcée entre la recherche et l’industrie. L’objectif : permettre aux nouvelles applications d’arriver plus rapidement sur le marché.

Les trois ateliers ont fait ressortir un message clair : la transition protéique s’accélérera lorsque les risques seront mieux partagés, que le développement du marché ira de pair avec l’innovation et que les capacités de transformation seront développées collectivement.

Les enseignements issus de la Flandre, de la Wallonie et de le Région Hauts-de-France seront approfondis dans le cadre de CrossS3. L’objectif est de renforcer la coopération transfrontalière et de contribuer au développement d’une chaîne des protéines plus solide dans les trois régions.

Lisez le compte rendu des ateliers.

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